04.11.2010
Jean-Charles Naouri : le PDG qui prospecte en banlieue
Jean-Charles Naouri, le PDG du groupe Casino a le sens des affaires. Ce n'est pas un hasard si depuis dix ans, la Fondation Euris qu'il dirige, focalise son attention sur les quartiers difficiles et les lycéens de banlieue.
Depuis dix ans donc, Jean-Charles Naouri distribue des bourses d'études à des centaines de bons élèves de lycées de ZEP et sa fondation les accompagne tout au long de leur parcours universitaire.
Ne soyons pas naïfs. Jean-Charles Naouri a un temps d'avance sur la société et en particulier les hommes politiques qui caricaturent à dessein les jeunes de banlieue.
Le patron de Casino a pleinement conscience que ces jeunes de banlieue qui se battent pour réussir scolairement malgré les difficultés seront demain des battants sur le marché du travail.
Et on peut imaginer que le chef d'entreprise finance ainsi les études de ses futurs cadres. Des cadres dont l'envie de réussir et les qualités intellectuelles ne font aucun doute.
C'est peut être un calcul de financier, mais c'est au moins le genre de démarche qui peut faire avancer la banlieue.
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Sarko : l'Elysée, nid d'espions
Selon l’hebdomadaire satirique, la Direction centrale des renseignements intérieurs s’intéresse à tout journaliste qui « se livre à une enquête gênante » pour le Président de la République ou les siens.
Ces révélations, si elles étaient étayées, mettraient gravement en cause nos principes démocratiques. Il y a malheureusement des raisons d’être inquiet. Le pouvoir nous a ces derniers temps habitué à des mises en causes préoccupantes du travail journalistique. Intervention dans le rachat du journal « Le Monde », saisie illégale des relevés téléphoniques de journalistes, atteinte aux principes du secret des sources... Ces pratiques sont gravissimes. Aussi je demande que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Le débat public doit avoir lieu en toute clarté.
« Plus vous prétendez comprimer la presse, plus l’explosion sera forte » disait Chateaubriand. A Nicolas Sarkozy de méditer cette leçon.
Pierre Laurent Secrétaire national du PCF
Mercredi 3 novembre 2010
13:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, espion, journalistes
28.10.2010
Pour en finir avec les climato-sceptiques
Les médias adorent ressortir de pseudos scientifiques qui expliquent en une minute trente que le péril climatique est un fantasme d'écolos. Pas la peine de dire à quel point le sensationalisme de la presse est dangereux... Je laisserais la parole à Walter Bouvais, du site Terraeco.net, qui remet les points sur les i et à leurs places ces dinosaures au service du système libéral.

Le bruit médiatique provoqué depuis deux jours par l’ouverture du sommet de Copenhague sur le climat a quelque chose de fascinant. Pendant des années, des montagnes de travaux scientifiques se sont formées dans l’indifférence générale des opinions publiques. Et puis, voilà que tout le monde ne parle plus que de cela : le climat. Voilà aujourd’hui que les médias enflent, saturent, débordent d’information sur le sujet.
Il y a longtemps que nous défendons l’idée selon laquelle le développement durable est la nouvelle grille de lecture du monde et que le climat et la biodiversité en sont les principaux chapitres. A cet égard, nous ne pouvons que nous réjouir de voir que l’enjeu climatique a percé de façon spectaculaire dans l’opinion depuis trois ans. Le sommet de Copenhague constitue indéniablement le point d’orgue de ce mouvement.
Tsunami d’informations
Pourtant, la façon dont la question est traitée dans les médias laisse craindre que les citoyens ordinaires ne retiennent que peu de ce tsunami d’informations. La question du climat et des conséquences de ses dérèglements est complexe. Elle va changer nos sociétés en profondeur, pas forcément pour le pire. Pour prendre la mesure des changements qui viennent et pour les faire accepter, il faudrait saisir l’opportunité de Copenhague. Il faudrait expliquer qu’ici, à Copenhague, se joue peut-être le « Yalta du XXIe siècle ».
Il faudrait montrer que de Copenhague, sortira peut-être un traité qui redessinera durablement les rapports de forces entre le Nord et le Sud, entre les Etats-Unis et la Chine, entre l’Europe et les autres. Ce traité, quelle que soit l’échéance de sa signature – dans dix jours ou dans un an – n’est potentiellement rien moins qu’un cheval de Troie pour refonder en profondeur l’écosystème politique de notre petite planète. Et cela, au service des humains qui la peuplent.
Arguties webo-radio-télégéniques
Un exemple parmi d’autres : l’un des volets importants de Copenhague concerne la forêt. Outre la préservation du climat de toute la planète, la reforestation et la déforestation évitée, permettront de (re)donner aux communautés rurales du sud les moyens de développer des cultures vivrières, du bois de chauffage, un accès à l’eau. Voilà du concret. Voilà de l’immédiat, au service des hommes. Voilà ce qu’est potentiellement Copenhague. Mais sans doute la forêt n’est-elle pas suffisamment "vendeuse" pour mériter les unes de journaux en quête de polémiques faciles.
En lieu et place de ces explications, surgissent donc une nouvelle fois les arguments fumeux mais bien plus "vendeurs" des climato-sceptiques. Leurs arguties webo-radio-télégéniques, au nom d’un prétendu équilibre de l’information, sont présentées sur le même plan que les conclusions de milliers de scientifiques qui depuis des années, dans l’indifférence, travaillent en équipe sur des sujets complexes, avec des méthodes éprouvées et sous le contrôle de leurs pairs.
L’expression du doute est un bien précieux et les climato-sceptiques ont bien entendu voix au chapitre. Mais tout est affaire de mesure. Quel est donc ce monde où des non-spécialistes du climat s’improvisent garde-fous d’une prétendue pensée unique. Les dérèglements climatiques et leurs conséquences humaines ne sont pas une question de croyance ou de scepticisme. Ils sont une question d’éducation.
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